Chaque année en france il y a + de 1000 personnes qui partent par le virus du VIH et 1 personne en 2007 est découverte séropositive toutes les 90 minutes.

La partie est loin d'être gagnée. A ce jour il n'y à aucun vaccin, peut être un existera dans les quelques mois à venir mais seulement pour les séronégatifs mais rien n'est sûr, quand aux séropositifs rien n'est en cours si ce n'est que des traitements très lourd qui sur le long terme sont destructeurs pour le corps humain avec beaucoups d'effets secondaires et qui mènent la plupart du temps à des échecs thérapeutiques.
Soutenez toutes ces personnes malades qui se trouvent dans un cul de sac, apporté votre soutient financier; sachez que même 5 euros les aides énorméments.

Une association me tient particulièrement à coeur c'est BASILIADE!

Leur site : http://www.basiliade.org

Contact : contact@basiliade.org

Par courrier : 12, rue béranger 75003 Paris

Par téléphone : 01 48 87 77 77

 

Président de l'association BASILIADE


C'est un homme qui depuis 1993 se bat pour la lutte contre le SIDA en donnant beaucoups de son temps pour les malades.
Il à crée le premier lieu d'accueil aux malades avec la rue Beautreillis dans le 4 ème à Paris .

Une de nombreuses interwiews en 2006 qui vous explique ce qu'à été et est cette association à ce jour.

Sida Info Service (SIS) : Vous fêtez en 2006 les dix ans de l’Atelier des Epinettes, une des structures de Basiliade. Quels sont vos champs d’intervention ?

Didier Arthaud (DA) : La mission de Basiliade est d’accueillir et d’accompagner les séropositifs les plus démunis face au sida dans trois lieux situés à Paris et à Lyon. La précarité de ces personnes est avant tout d’ordre économique avec un énorme problème de logement. La plupart d’entre elles vivent soit dans la rue soit dans des squatts ou des hébergements collectifs. Basiliade travaille aussi sur les aspects de solitude, d’isolement et de précarité affective. Une de nos activités principales est l’accueil autour de repas communautaires.

SIS : Combien de personnes l’association suit-elle ?

DA : En 2005, nous avons recensé 450 personnes dont un peu plus de 300 ont été suivies par des coordinateurs psycho-sociaux. Environ 200 ont bénéficié des repas communuautaires et des ateliers de création artistique proposés par l’Atelier des Epinettes.

SIS : Comment l’association a-t-elle évolué au fil de l’épidémie ?

DA : Nous avons vécu plusieurs périodes. La première a suivi la création de l’association en 1993. Pendant trois ans, Basiliade a accueilli beaucoup de personnes très isolées, avec des problèmes très lourds liés à la maladie, souvent des personnes en fin de vie. Il s’agissait surtout d’homosexuels puisque nous étions basés initialement dans le Marais. A partir de 1996, l’arrivée des trithérapies a fait apparaître une nouvelle dimension de l’épidémie. C’est à ce moment-là que nous avons récupéré l’Atelier des Epinettes, une association créée en 1996 avec laquelle nous avons fusionné en 2000. A partir de 1996 / 1997, nous nous sommes rendu compte que le logement n’était plus une finalité mais un point de départ. Il fallait se projeter dans l’avenir en essayant, une fois que les gens avaient leur appartement – ce qui est une étape indispensable, de préparer leur retour à l’autonomie avec de vrais projets de vie.

SIS : Accueillez-vous avez des séropositifs étrangers ?

DA : Vers 2002 / 2003, pour nous c’est arrivé un peu plus tard que pour les autres associations, nous avons été confrontés à une présence massive de personnes migrantes. Aujourd’hui, l’essentiel de la coordination psycho-sociale faite par Basiliade s’adresse à ces personnes.

SIS : A quelles difficultés ces personnes sont-elles confrontées ?

DA : A toutes. Les migrants disposent du droit de se faire soigner en France mais n’en ont pas d’autres. Du coup, nous prenons en charge d’importants problèmes économiques et financiers, ce qui est très lourd pour une petite association comme Basiliade. Ensuite, il y a tous les problèmes communautaires. Comme dans certaines populations il est impossible de parler de la maladie, les gens se cachent, ne prennent pas leur traitement ou prennent des risques. Nous sommes quotidiennement confrontés à ces problèmes.

SIS : Quel regard portez-vous sur la lutte contre le sida 25 ans après le début
de l’épidémie ?

DA : J’éprouve de la nostalgie. Je trouve que ce qui a été fait entre 1985 et 1995 a été remarquable. Il y avait un vrai combat avec de vraies avancées. Depuis 1996, je suis triste. Triste parce que, aujourd’hui, la prévention c’est n’importe quoi ! Il faut tout repenser. A Basiliade, nous avons doublé notre activité en l’espace de deux ans et nous n’avons quasiment plus de subventions parce que tout est figé depuis dix ans. Je suis très marqué par le nombre de jeunes qui découvrent aujourd’hui leur séropositivité. Les chiffres montrent bien que depuis cinq ans, tous les jeunes arrivant à l’âge de 18 / 20 ans n’ont pas reçu l’information sur les risques liés au sida.

SIS : Comment expliquez-vous cette situation ?

DA : La responsabilité est collective. Des gens comme Didier Lestrade ont pourtant tiré le signal d’alarme mais il n’a pas été entendu. Il y a une espèce de pensée unique qui empêche de faire des choses nouvelles.

SIS : Que repprochez-vous avant tout ?

DA : Toute la politique de prévention passe entièrement par l’INPES. Or j’estime que le principe de centralisation des budgets de prévention, c’est une connerie ! La lutte doit se faire sur le terrain et au quotidien. La proximité est essentielle. Il faut être au contact des communautés dans le Marais, dans les foyers SONACOTRA. Aujourd’hui les financements sont sur des campagnes télé, des campagnes d’affichages. Mais ce n’est pas ça la lutte contre le sida ! Les millions d’euros dépensés actuellement ne servent à rien.

SIS : Qu’attendez-vous d’un grand événement comme le Congrès international sur le sida qui se déroule cette semaine à Toronto ?

DA : J’espère un souffle et une ouverture. Une ouverture par rapport à ce manque d’imagination et de remise en cause que nous avons tous en France.

SIS : Avez-vous connaissance d’une expérience à l’étranger que vous jugez intéressante et qui pourrait être reprise en France ?

DA : Non, pas particulièrement. Basiliade est très franco-français même si je suis à travers l’UNALS ce qui se fait dans le monde notamment au niveau de l’accès aux soins en Afrique. A ce propos, ce que j’aimerais voir défendu progressivement, c’est la notion de patrimoine mondial pour les génériques. Il faudrait qu’ils ne puissent pas dépendre du bon vouloir des sociétés pharmaceutiques mais qu’ils fassent partie intégrante du patrimoine de l’humanité.

Entretien réalisé par Alain Miguet pour Sida Info Service .

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